4 solutions au bruxisme

4 solutions au bruxisme

Comme nous l’avons vu dans un précédent article, le bruxisme renvoie aux mouvements involontaires de frottement latéral des dents (grincement). Il peut également désigner la pression verticale exercée inconsciemment sur ces dernières (serrement). Cette affection buccodentaire touche environ 20% de la population, et ses conséquences peuvent être relativement sérieuses. Avec le temps, les dents s’usent et deviennent plus sensibles et des douleurs peuvent apparaître aux mâchoires, au visage, à la tête et au cou. Dans certains cas, il est même possible que de petites parties de certaines dents se brisent sous la pression. Afin d’éviter toute forme de complications reliées à une habitude de grincement ou de serrement des dents, il est préférable d’agir rapidement en consultant votre dentiste. Celui-ci ou celle-ci saura vous orienter vers la solution la mieux adaptée à votre condition.

Parmi les solutions recommandées pour enrayer le bruxisme figurent le port d’une plaque occlusale, la diminution des substances stimulantes et une équilibration de l’occlusion. Certaines méthodes de relaxation et médecines alternatives peuvent également produire un effet bénéfique, surtout si elles sont accompagnées d’un suivi de la part de votre dentiste ou spécialiste.

Voyons de plus près chacune de ces solutions :

1. La plaque occlusale

La plaque occlusale est une petite gouttière de plastique transparent moulée à partir d’empreintes et de mesures prises sur l’arcade dentaire du haut ou du bas. Une plaque occlusale conçue sur mesure prend en compte l’occlusion naturelle et permet, lorsqu’elle est portée, le relâchement des muscles des mâchoires. Il est important de savoir que la plaque occlusale ne guérit pas nécessaire le bruxisme; elle permet plutôt de réduire l’usure dentaire provoquée par le grincement des dents, en empêchant les dents de frotter ensemble. Il s’agit, en cela, d’un traitement préventif. Après quelque temps, les muscles de la mâchoire se relâchent naturellement et les douleurs s’apaisent, voire disparaissent. Le port d’une plaque occlusale exige habituellement une période d’adaptation au cours de laquelle il est possible de ressentir un peu d’inconfort et d’observer une salivation plus intense. Si vous persistez, ces légers désagréments rentreront toutefois vite dans l’ordre!

2. La diminution des substances psychostimulantes

Dans un monde comme le nôtre, qui évolue à un rythme effréné, il n’est pas rare d’avoir recours à différentes substances stimulantes au cours d’une même journée. Sans nécessairement s’en rendre compte, de nombreuses travailleuses et de nombreux travailleurs peuvent consommer une grande quantité de caféine ou de boissons énergisantes afin de fournir, à la fin de la journée, le rendement attendu. Or ces substances, bien qu’elles soient relativement bénignes en petites quantités, peuvent contribuer à augmenter le taux de stress, lequel est un important facteur aggravant du bruxisme. Il peut être bénéfique, à cet égard, de privilégier des méthodes plus « saines » pour accroître sa concentration. Le sport et l’entraînement à intervalles réguliers, l’alternance de la position de travail (assis/debout), des pauses courtes et fréquentes en sont des exemples.

3. L’équilibration de l’occlusion

Bien que le lien entre l’occlusion et le bruxisme ne soit pas scientifiquement prouvé, certaines personnes croient qu’une malocclusion pourrait contribuer au grincement et au serrement des dents. D’autres croient que la dégradation de l’occlusion serait davantage un résultat du bruxisme; en frottant ensemble, les dents s’usent prématurément et cette usure peut modifier l’occlusion. Dans tous les cas, il est possible de demander à votre dentiste qu’il ou elle vérifie la relation entre vos dents, et procède à un rééquilibre, s’il y a lieu. Des micromeulages des dents peuvent être effectués afin de réduire les interférences entre celles-ci.

4. La relaxation et les médecines alternatives

Comme les causes principales du bruxisme sont d’origine psychosociale (stress, anxiété, performance, hyperactivité), la relaxation constitue une option intéressante pour qui souhaite diminuer ses symptômes. De manière autonome, il est possible de s’adonner à des exercices de respiration et de méditation, tout particulièrement avant l’heure du coucher. Le yoga représente également une excellente façon de détendre tous les muscles du corps, y compris ceux des mâchoires et du visage. Les consultations en massothérapie et en acupuncture ont également montré de bons résultats pour les personnes aux prises avec des problèmes de bruxisme. Il est toutefois recommandé de consulter son ou sa dentiste afin d’accompagner ces traitements d’un suivi par un.e professionnel.le de la santé buccodentaire.

 

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