Les cancers de la cavité buccale

Les cancers de la cavité buccale

Qu’est-ce qu’un cancer de la cavité buccale?

Le cancer de la cavité buccale fait partie de la famille des cancers de la tête et du cou, aussi appelés cancers des voies aérodigestives supérieures. Il est caractérisé par l’apparition, le développement et la propagation de cellules anormales dans la cavité buccale. Il affecte principalement les régions et les structures suivantes :

  • l’intérieur de la bouche, incluant la langue, la muqueuse qui tapisse l’intérieur des joues, le plancher buccal (sous la langue), le plafond buccal (palais dur) et le palais mou;
  • les gencives;
  • les lèvres supérieure et inférieure;
  • les glandes salivaires;
  • les amygdales;
  • la gorge ou le pharynx composé du nasopharynx, de l’oropharynx et du laryngopharynx (aussi connu sous le nom d’hypopharynx).

Les structures affectées par le cancer buccal

Parmi les structures les plus souvent affectées par le cancer buccal, on retrouve plusieurs d’entre elles dans la partie inférieure de la bouche, soient la langue, le plancher de la bouche (sous la langue, surtout près du frein lingual et le côté de la mandibule sur lequel la langue repose) et la lèvre inférieure. D’ailleurs, de tous les cancers buccaux, plus de la moitié se situent sur les côtés et le dessous de la langue.

Outre les structures inférieures de la bouche, le cancer oral affecte aussi le palais mou et l’oropharynx. Très rarement, il peut se manifester à l’intérieur des joues (la muqueuse jugale), sur les gencives, sur les glandes salivaires et au palais dur.

Types histologiques des cancers de la cavité buccale

Plus de 90% des cancers buccaux prennent naissance dans les cellules squameuses (plates) qui tapissent la cavité buccale. Ce type de cancer est identifié comme un carcinome épidermoïde, connu aussi sous le nom de carcinome spinocellulaire, une tumeur maligne agressive. Heureusement, cette tumeur est la plus facilement détectable à l’œil nu, mais aussi celle qui se répand le plus rapidement.

Les autres types de cancers de la bouche comprennent :

  • le carcinome basocellulaire qui se manifeste principalement sur la lèvre supérieure;
  • le mélanome, un cancer de la peau qui prend naissance dans les cellules produisant le pigment dans la muqueuse buccale;
  • l’adénocarcinome qui affecte les glandes salivaires;
  • le sarcome des os et des tissus mous de la cavité buccale;
  • le lymphome;
  • le tératome;
  • d’autres tumeurs malignes très rares.

Origine

Un bon nombre de cas de cancers oraux prennent naissance directement dans la bouche lorsqu’un ou plusieurs facteurs de risque, décrits plus bas, sont réunis.

Certains autres prennent naissance ailleurs dans le corps, par exemple dans la cavité nasale ou les sinus, et se propagent jusqu’à la bouche sous forme de métastases.

À l’inverse, un cancer situé sur la langue ou le plancher buccal produit souvent et rapidement des métastases à distance, c’est-à-dire qu’il se propage dans d’autres régions du corps. Parmi ces régions particulièrement à risque d’être touchés, on compte les ganglions lymphatiques du cou.

Conséquences du cancer buccal

Le cancer buccal demeure aujourd’hui méconnu. Cependant, les gens qui en sont atteints ne peuvent jamais l’oublier, car il touche une région du corps, la bouche, qui est fréquemment utilisée, soit pour manger, pour parler et même pour embrasser. Le cancer de la bouche peut donc diminuer considérablement la qualité de vie de la personne qui en souffre, car il apporte souvent son lot de problèmes selon la partie de la bouche affectée.

Parmi les problèmes directement reliés au cancer, on dénombre la sécheresse buccale, des douleurs ou des inconforts durant la mastication, la déglutition et l’élocution et même l’altération ou la perte totale du goût et parfois même de l’odorat.

Certains problèmes sont plutôt secondaires, soient une gêne de se présenter en public ou de communiquer avec les autres dans le cas où des structures anatomiques externes sont touchées par le cancer. Dans les cas les plus désolants, certains cancéreux peuvent subir des pertes financières importantes si le cancer les pousse à quitter leur emploi ou encore à prendre leur retraite de façon précoce.

Statistiques canadiennes

Selon les estimations de la Société canadienne du cancer, plus de 4 400 nouveaux Canadiens auraient reçu un diagnostic de cancer buccal en 2015. Environ 1 200 Canadiens en seraient morts durant la même période. Le taux de mortalité normalisé selon l’âge chez les hommes a chuté à 45%. Celui des femmes est resté stable dans les années 2000, possiblement à cause du fait que les femmes sont moins nombreuses à fumer et que le tabac est un des facteurs de risque les plus importants pour ce type de cancer.

Toujours selon les estimations de la Société canadienne du cancer pour l’année 2015, le cancer de la bouche est le 9e dans la liste des cancers qui touchent le plus les Canadiens masculins avec 2 900 nouveaux cas, bien derrière celui de la prostate (24 000 nouveaux cas), colorectal (14 000 nouveaux cas) et celui du poumon (13 600 nouveaux cas). Les nouveaux cas de cancer de la bouche chez les hommes au Canada représentent 2,9% de tous les cancers diagnostiqués.

Les femmes sont moins frappées par ce cancer avec 1 450 nouveaux cas estimés au Canada pour 2015, le relayant au 14e rang des types de cancers, loin derrière le cancer du sein (25 000 nouveaux cas), du poumon (13 000 nouveaux cas), colorectal (11 100 nouveaux cas) et du corps de l’utérus (6 300 nouveaux cas). Le cancer buccal aurait représenté 1,5% des cancers décelés chez les femmes en 2015.

Au Québec, environ 680 hommes auraient reçu un diagnostic de cancer de la cavité buccale en 2015 (2,7% de tous les cancers), comparativement à 350 pour les femmes (1,4%).

Les probabilités de mourir du cancer de la bouche au Canada sont de 0.5% chez les hommes (810 décès estimés) et de 0.3% chez les femmes (390 décès estimés). Fait intéressant : c’est un cancer qui n’est diagnostiqué que très rarement chez les moins de 40 ans pour les hommes et les moins de 70 ans chez les femmes. Cependant, ce cancer atteint de plus en plus de personnes âgées de moins de 40 ans, à cause du lien qui a été récemment confirmé par plusieurs études entre le cancer buccal et le VPH-16, une souche du virus du papillome humain (VPH) contracté lors de relations sexuelles orales avec quelqu’un qui en est atteint.

Bien que le cancer de la cavité buccale demeure tout de même un cancer rare, il n’en demeure pas moins qu’il doit être décelé tôt pour maximiser les chances de survie, ou du moins pour minimiser les impacts négatifs sur le patient qui en est atteint. Selon les statistiques énumérées par l’Ordre des dentistes du Québec (ODQ), le taux de survie d’un patient atteint d’un cancer buccal de stade I (tumeur de 2 cm ou moins de diamètre sans métastases) est de 80%. La mauvaise nouvelle est que la plupart des cancers de la cavité buccale sont détectés alors qu’ils sont au stade IV (tumeur de grande taille ou qui a envahi des structures importantes du visage avec ou sans métastases, selon que le cancer soit de stade IVA, IVB ou IVC); le taux de survie dans ces cas avancés n’est que de 20%.

Parmi les principales raisons qui expliquent pourquoi ce cancer est souvent diagnostiqué tard, on compte un pourcentage significatif de la population qui ne visite pas un dentiste régulièrement, surtout les gens qui portent des prothèses dentaires, ainsi que l’absence d’un programme de dépistage de ce type de cancer dans le domaine de la santé publique.

En moyenne, le taux de survie après cinq ans est assez décevant (moins de 65%, et ce, depuis une trentaine d’années). Le taux de survie dépend beaucoup de certains facteurs, tels que le sexe de la personne atteinte (les hommes en meurent plus que les femmes), la région touchée et le stade du cancer lorsque le diagnostic est posé. Heureusement, il est un des cancers les plus faciles à voir et à diagnostiquer, car un examen visuel et tactile par un professionnel de la santé buccodentaire est souvent suffisant.

Les séquelles que le cancel buccal laisse chez les survivants peuvent être importantes et incluent des changements de l’apparence du visage dus à l’étendue du cancer, ainsi qu’à l’ablation chirurgicale de structures anatomiques dans la bouche et autour de cette dernière. Ces changements peuvent altérer l’estime personnelle du patient, en plus d’hypothéquer certaines fonctions primaires de la bouche, soient la déglutition (la fonction d’avaler) et l’élocution (la capacité à parler).

Référence : http://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-type/oral/statistics/?region=on

Signes et symptômes du cancer de la bouche

Il est primordial de consulter un dentiste rapidement si vous décelez un changement dans l’aspect de votre bouche, que ce soit au niveau de la grosseur, de la couleur ou de la texture des tissus ou si de nouvelles sensations apparaissent, tels que décrits ci-dessous. Ces changements pourraient cacher une croissance anormale de cellules qui peut mener à l’apparition d’un cancer. Ceci étant dit, ces signes et symptômes n’indiquent pas nécessairement la présence d’un cancer, surtout s’ils sont passagers, mais il vaut mieux consulter s’ils perdurent plus de deux semaines.

Des blessures ou des plaies (ulcères ou lésions chroniques) inexpliquées et souvent indolores à l’intérieur de la bouche ou sur les lèvres qui saignent et/ou qui ne semblent pas vouloir guérir d’elles-mêmes à l’intérieur de deux semaines.

Une masse, une excroissance ou un gonflement localisé dans la bouche, sur la langue, dans la gorge ou sur les lèvres.

Une plaque blanche épaisse (leucoplasie) ou une plaque rouge foncé (érythroplasie) non détachable et plus ou moins étendue qui peut se retrouver sur la langue, sur la gencive ou sur les lèvres. Ce genre de plaque peut aussi être à la fois blanche et rouge; on l’appelle alors érythroleucoplasie.

Autres signes et symptômes du cancer de la bouche

  • Une sensation d’engourdissement ou une douleur persistante dans la bouche, la langue ou les lèvres qui peut même irradier au visage.
  • Une sensation d’avoir une joue, ou une partie de celle-ci, plus épaisse.
  • Un mal d’oreille (otalgie) qui persiste malgré l’absence de signes ou symptômes d’autres maladies, comme les oreillons, une otite ou la congestion nasale et sinusale.
  • Enflure à une ou plusieurs parties de la bouche et des structures avoisinantes, telles que les glandes salivaires (surtout celles situées sous la langue), les ganglions du cou ou la mâchoire supérieure ou inférieure.
  • Un saignement gingival qui n’est pas associé à une maladie parodontale.
  • Une différente sensation de la langue à l’élocution et en mangeant et/ou une difficulté à prononcer des mots en l’absence de maladie neurologique.
  • Un changement dans la voix ou une sensation d’avoir toujours une gêne dans la gorge.
  • Des dents qui bougent ou des dentiers mal ajustés, sans signes de maladie parodontale, comme la gingivite ou le déchaussement des dents.
  • Une altération du goût et difficultés à avaler, en l’absence d’autres symptômes de maladies respiratoires, telles que le rhume ou la grippe.


Signes et symptômes tardifs

La vigilance est de mise pour tous les signes et symptômes ci-dessous, car s’ils sont associés à un cancer buccal, la maladie peut être à un stade avancé. En effet, ces signes et symptômes ont tendance à se manifester lorsque la tumeur cancéreuse grossit ou migre vers une autre partie du corps pour produire des métastases.

Il est donc très important de consulter un dentiste ou un médecin dans les plus brefs délais en leur présence, surtout si des signes ou symptômes précoces, comme décrits dans la section précédente, sont apparus au préalable et perdurent plus de deux semaines.

  • Douleur ou sensation de brûlure importante et persistante dans la bouche;
  • enflure du cou
  • incapacité d’ouvrir la bouche aussi grande qu’à l’habitude;
  • difficulté ou douleur à la déglutition ou à la mastication;
  • difficulté à bouger la langue ou la mâchoire du bas.

Parmi les signes et symptômes les plus tardifs, on retrouve même une perte d’appétit persistante ou une perte de poids ne pouvant être expliquée par un entraînement physique ou un changement aux habitudes alimentaires (diète, etc.). Dans de rares cas de cancer de la cavité orale, surtout lorsque le cancer est avancé, un « trou » peut se former sur les joues par une lésion tumorale qui provient de l’intérieur de la bouche. Une fracture de la mâchoire peut aussi survenir lorsque le cancer affaiblit trop l’os de la mâchoire.

Référence : Société canadienne du cancer.

Facteurs de risque du cancer de la bouche

Comme tous les autres types de cancer, plusieurs facteurs (comportements, conditions ou encore substances) augmentent les risques de développer des cancers de la bouche. De plus, lorsque certains sont combinés, le pourcentage de risque de développer un cancer buccal est encore plus grand. Heureusement, plusieurs d’entre eux peuvent être évités.

Facteurs de risque connus du cancer de la bouche

Les facteurs suivants ont été maintes fois prouvés, appuyés par de nombreuses études et statistiques, comme faisant augmenter considérablement le risque de développer un cancer buccal.

Le tabac

Le tabac, sous toutes ses formes (cigarette, tabac à priser, tabac à mâcher, cigare, pipe, etc.), constitue le facteur de risque le plus important du cancer buccal. Le risque augmente avec une grande consommation de tabac sur une longue période. Toutes les structures anatomiques (lèvres, gencives, intérieur des joues, langue, pharynx, etc.) qui peuvent être en contact avec la fumée de produits du tabac ou le tabac sans fumée sont à risque de développer des lésions précancéreuses et cancéreuses.

La consommation fréquente et/ou excessive d’alcool

La consommation fréquente et/ou excessive d’alcool sous toutes ses formes (spiritueux, vin rouge, vin blanc, bière, etc.), surtout sur une longue période. Des études démontrent d’ailleurs que le tabagisme et la consommation d’alcool combinés constituent un duo explosif en matière de risque de cancer de la bouche. Certaines études avancent même que les deux substances consommées ensemble peuvent augmenter le risque d’environ 30 fois.

Les grands responsables des cas de cancers buccaux

À eux seuls, le tabac et l’alcool seraient responsables d’environ les trois quarts (75%) des cas de cancers buccaux et du pharynx (gorge). Ce sont les plus importants facteurs et aussi ceux qui peuvent être relativement facilement contrôlés.

Les autres facteurs de risques de cancers bucaux

Les facteurs de risques suivants sont souvent responsables du quart (25%) des cancers de la cavité buccale qui sont non reliés à la consommation de tabac et/ou d’alcool.

  • Certains produits à mâcher, tels que le bétel, le paan et la noix d’arec, très populaires dans certains pays en Asie et au Moyen-Orient, comme l’Inde et le Pakistan.
  • Des antécédents d’états précancéreux, tels que laleucoplasie, l’érythroplasie, l’érythroleucoplasie ou encore la fibrose sous-muqueuse buccale (tissu cicatriciel attribué à la chique de noix de bétel). Ces derniers ne dégénèrent pas nécessairement tous en cancer de la cavité buccale, mais le risque est tout de même accru en leur présence.
  • L’affection chronique appelée lichen plan et l’apparition d’ulcères à l’intérieur de la bouche, surtout s’ils y demeurent longtemps sans être traités.
  • Une alimentation pauvre en fruits et en légumes. La protection que ces aliments procurent contre le cancer buccal viendrait, selon certaines études, des caroténoïdes dont ils sont composés.
  • Le virus du papillome humain (VPH), en particulier les souches VPH-16 et VPH-18, lorsqu’il est contracté à la suite de pratiques de sexe oral avec un(e) partenaire qui a été infecté(e) lors de contacts sexuels antérieurs. Les structures anatomiques les plus vulnérables au VPH sont la racine (base) de la langue dans le fond de la bouche, les amygdales, le palais mou et l’oropharynx. Une lésion ou une décoloration affectant ces parties du corps ne sont pas visibles directement et ne peuvent pas être détectées aussi facilement par un patient qui en est atteint que pour d’autres parties de la cavité buccale, telles que les gencives, la partie antérieure de la langue et les lèvres.

Le virus du papillome humain (VPH)

Le soleil et les rayons ultraviolets (UV)

Les autres facteurs de risques de cancers bucaux, suite …

  • Un système immunitaire affaibli ou compromis, après la prise de certains médicaments, une greffe d’organe, une maladie ou encore une réaction du greffon contre l’hôte (GVH) à la suite d’une greffe de cellules souches.
  • Un historique d’autres cancers, en particulier un autre cancer buccal, mais aussi d’autres cancers affectant des structures situées près de la bouche, telles que le larynx, l’œsophage et les poumons, ainsi que le cancer du col de l’utérus chez la femme.
  • Certaines prédispositions génétiques, surtout lorsqu’un parent, un frère, une sœur ou un enfant a déjà souffert d’un carcinome épidermoïde dans la cavité buccale.
  • Prédisposition selon l’âge (les personnes âgées de plus de 45 ans sont plus à risque, avec un risque plus accru après 60 ans), selon le sexe (les hommes sont généralement deux fois plus touchés que les femmes) et selon certaines races (les hommes d’origine africaine sont plus touchés par la maladie). De plus, les hommes de race noire ont un taux de survie après 5 ans de seulement 33% pour ce type de cancer.
  • Le soleil et les rayons ultraviolets (UV), surtout si les lèvres y sont exposées régulièrement et de façon prolongée sans protection adéquate (ex. : avec un baume à lèvres contenant un facteur SPF d’au moins 15).

Facteurs de risques possibles

Certains facteurs de risque n’ont pas encore été appuyés par un nombre suffisant d’études probantes, mais un lien a été fait entre ceux-ci et le cancer oral. Les principaux sont énumérés ci-dessous.

  • La fumée secondaire chez les non-fumeurs.
  • Une mauvaise hygiène buccodentaire ou encore une piètre condition de la dentition. Outre un risque possible de développer un cancer, ces deux conditions peuvent mener à de graves problèmes dentaires ou parodontaux et doivent être prises au sérieux.
  • La consommation d’aliments très chauds, comme le maté, produit fréquemment consommé entre autres en Amérique du Sud, ou encore des mets épicés.
  • Un ajustement inadéquat de prothèses dentaires partielles ou complètes, provoquant un frottement à l’intérieur de la bouche et qui peut faire apparaître des irritations et la création de diverses lésions.
  • Des facteurs socio-économiques, tels qu’un salaire et un niveau de scolarité peu élevés.

Facteurs de risques plus ambigus

  • Les facteurs de risques suivants ne peuvent pas être liés au cancer de la bouche à ce jour, mais ils sont souvent pointés du doigt sans être appuyés par des études.
  • La consommation de marijuana.
  • L’utilisation fréquente et abusive (plusieurs fois par jour) d’un rince-bouche à base d’alcool. Néanmoins, les professionnels de la santé buccodentaire sont souvent plus prudents et recommandent à leur patient de ne pas en abuser.
  • Des pesticides sur les aliments mal lavés avant la consommation, des additifs dans les aliments (liquides et solides) et des polluants de l’air.

Prévention du cancer buccal

Étant donné que plusieurs facteurs de risque du cancer de la bouche sont incontrôlables, il est recommandé de modifier certaines habitudes de vie reliées à des facteurs qui peuvent être contrôlés afin de diminuer au minimum les risques de contracter la maladie.

Arrêtez de fumer

Arrêtez de fumer et de consommer tout produit du tabac. Plusieurs professionnels de la santé, dont votre médecin de famille, votre dentiste et votre pharmacien, peuvent vous aider à relever ce défi. Le risque de développer un cancer buccal après avoir arrêté de consommer du tabac diminue, mais demeure toutefois plus élevé qu’un non-fumeur pendant dix à vingt ans.

Visitez régulièrement votre dentiste

C’est-à-dire au moins une fois par année ou plus fréquemment selon que vous présentez plusieurs facteurs de risque. Le dentiste est le professionnel de la santé le mieux outillé pour effectuer un examen visuel et tactile complet de votre bouche et pour déceler des lésions suspectes le plus précocement possible.

N’abusez pas de l’alcool

Un peu comme le tabac, le risque de développer un cancer buccal demeure plus élevé pendant plusieurs années comparé à une personne qui ne consomme jamais d’alcool.

Bloquez les rayons UV nocifs du soleil

Ne sortez pas dehors sans avoir au préalable appliqué un baume à lèvres contenant un facteur SPF pour bloquer les rayons UV nocifs du soleil.

Ayez une diète équilibrée

Assurez-vous d’avoir une diète équilibrée avec beaucoup de fruits et de légumes. Plusieurs études ont conclu qu’un niveau élevé de vitamine C et de carotène aide à réduire le risque du cancer de la cavité buccale.

Faites un auto-examen visuel

Faites régulièrement un auto-examen visuel de l’intérieur de votre bouche et de vos lèvres afin d’y détecter tout changement anormal qui perdure au-delà d’une dizaine de jours. Dans un tel cas, n’attendez pas et consultez un dentiste le plus rapidement possible pour évaluer toute lésion ou tout signe alarmant.

Diagnostic de cancer buccal

Le dentiste a les connaissances et les compétences nécessaires pour détecter la présence d’un cancer de la cavité buccale. Pour ce faire, il peut utiliser différents tests décrits ci-dessous.

Antécédents médicaux et examen clinique visuel et tactile

Tout d’abord, le dentiste doit faire le bilan de santé du patient afin de récolter des informations essentielles, incluant les symptômes ressentis, des questions pouvant identifier des facteurs de risque et toutes les maladies significatives ou d’autres événements pertinents pouvant avoir un lien avec le cancer buccal. Des questions au sujet d’autres membres de la famille du patient peuvent également aider le dentiste à identifier si des antécédents familiaux de cancer de la cavité buccale existent.

Après avoir établi les antécédents médicaux, le moyen privilégié pour la détection d’un cancer buccal est encore l’examen clinique visuel et tactile de la bouche. Il est facile, indolore et rapide à effectuer et il donne de bons résultats pour détecter de façon précoce des lésions tumorales des tissus de la bouche.

Durant l’examen, le dentiste effectue plusieurs vérifications pour déceler des anomalies, dont les principales sont décrites ci-dessous.

  • Des asymétries faciales, surtout des excroissances au niveau du cou et des lèvres.
  • Une grosseur anormale des ganglions lymphatiques sous la mâchoire inférieure (ces ganglions peuvent aussi être plus volumineux dans le cas d’une infection dentaire ou autre).
  • Une variation de la couleur ou de la forme d’une partie de l’intérieur des lèvres et des joues, surtout dans les plis des lèvres appelés « commissures labiales ».
  • Une excroissance, une texture différente ou une région de couleur différente d’une partie de la gencive (à l’intérieur de la bouche, sur la crête alvéolaire, du côté des lèvres et au palais), du dessus (face dorsale) et du dessous (face ventrale) de la langue, ainsi que du plancher buccal (sous la langue).
  • Variation anormale de la taille des glandes salivaires, surtout celles situées sous la langue.
  • Variation de la teinte, l’apparition d’une ulcération chronique (qui ne guérit pas) ou d’une excroissance inexpliquée au palais mou, au palais dur et même à l’oropharynx, dans le cas où l’anatomie de la bouche et du pharynx du patient le permet.
  • Des difficultés à bouger la langue.
  • Des troubles de la parole, de la capacité à avaler, de la facilité à respirer et de l’ouïe qui ne peuvent pas être expliqués par une autre condition médicale.

Autres tests diagnostics

S’il a le moindre soupçon à la suite d’un examen visuel et tactile de la bouche de la présence potentielle d’un cancer buccal, le dentiste peut proposer différents tests plus poussés. Ces tests sont effectués afin de poser un diagnostic précis ou pour déterminer si un cancer buccal s’est propagé au-delà de la cavité buccale.

  • Une endoscopie, c’est-à-dire un examen effectué en utilisant une petite caméra et une lumière afin d’ausculter des structures difficilement observables lors d’un examen visuel, telles que la cavité nasale, le nasopharynx, l’oropharynx, le larynx, l’œsophage, la trachée et les bronches;
  • une cytologie exfoliatrice ou l’utilisation d’une cytobrosse (brossage) qui permet de prélever, en grattant, des couches de cellules en surface (épithélium) dans la cavité orale afin de les analyser au microscope;
  • une biopsie d’une lésion suspecte qui consiste à prélever une partie de tissu (biopsie incisionnelle) ou encore la lésion complète ainsi qu’un peu de tissu sain au pourtour (biopsie excisionnelle) pour l’analyser au microscope par un pathologiste. Cette procédure est la seule et unique méthode qui permet d’obtenir un diagnostic de cancer buccal hors de tout doute;
  • la coloration au bleu de toluidine, utilisé depuis des décennies, qui permet de détecter des lésions peu ou pas visibles à l’œil nu; par contre, ce test aide seulement au diagnostic et ne peut pas constituer le seul outil pour détecter un cancer buccal, car il donne aussi de faux positifs;
  • des radiographies, des tomodensitométries (TDMs), des scintigraphies, des tomographies par émission de positrons (TEP) ou encore de l’imagerie en résonance magnétique (IRM);
  • des échographies.

Dans le cas où le dentiste a un doute raisonnable ou encore la confirmation de la présence de cancer de la cavité buccale, il fait habituellement appel à des spécialistes qui pourront adéquatement prendre en charge son patient, tels qu’un chirurgien buccal et maxillo-facial, un oto-rhino-laryngologiste (ORL), un pathologiste buccal ou encore un spécialiste en médecine buccale.

Traitements de cancers buccaux

Si une lésion s’avère cancéreuse, certains traitements sont disponibles selon l’état de santé du patient, l’endroit où la tumeur est située et le stade du cancer. Parmi ceux-ci, de la radiothérapie, de la chimiothérapie et une chirurgie oncologique peuvent être tentées pour éliminer le cancer (dans le cas où il est détecté tôt) ou pour diminuer suffisamment la taille de la tumeur afin de prolonger la vie du patient (dans le cas où le cancer est détecté à un stade avancé de la maladie). Il est à noter que les combinaisons de radiothérapie et de chimiothérapie ou encore de chirurgie et de radiothérapie complémentaire sont davantage utilisées pour les stades avancés d’un cancer buccal et que la chimiothérapie seule est un traitement rarement envisagé pour ce type de cancer.

Selon la santé buccodentaire du patient, certaines interventions pourraient devoir être effectuées avant des traitements de radiothérapie, telles que l’extraction de dents irrécupérables, la réparation d’obturations (plombages) défectueuses, un traitement endodontique, la restauration de dents abîmées, la fluoruration des dents, etc. Un partenariat étroit entre le dentiste traitant et le radio-oncologue qui administre les traitements de radiothérapie doit alors s’établir rapidement afin de minimiser les effets secondaires des traitements, tout en tentant de préserver le plus de structures buccales possible dans le processus.

Conséquences des traitements de cancers buccaux

Les conséquences les plus fréquentes de la radiothérapie dans la région de la bouche et du cou comprennent :

  • xérostomie : sécheresse ou sensation de brûlure dans la bouche ou sur les lèvres due à un traitement ciblant les glandes salivaires majeures, la muqueuse buccale ou les mâchoires;
  • dysgueusie : perte du goût, qui peut être temporaire pendant les traitements ou permanente, selon la région irradiée;
  • trismus : limitation, temporaire ou permanente, dans l’ouverture des mâchoires causée par un spasme des muscles de la mastication qui ne permet pas d’ouvrir la bouche à sa pleine capacité;
  • mucosite ou stomatite : une inflammation (rougeur et sensation de la brûlure) de la muqueuse buccale;
  • radiomucite : l’apparition d’un érythème (rougeur) généralisé à l’intérieur de la bouche; dans les cas les plus graves, un arrêt temporaire des traitements de radiothérapie est parfois nécessaire;
  • mycoses buccales, dont la candidose buccale : une infection aussi connue sous le nom de muguet buccal causée par une accumulation de champignons appelés Candida albicans;
  • hypersensibilité dentinaire : une sensation de brûlure au contact de certaines substances dans la bouche et sur les dents;
  • carie de radiation : type de carie qui se produit lorsque la surface lisse des dents subit une déminéralisation rapide à cause de la baisse de la sécrétion salivaire;
  • ostéoradionécrose : la mort (dévitalisation) d’une partie de l’os de la mâchoire, plus souvent la mâchoire inférieure, car elle n’est pas autant irriguée en sang que la mâchoire supérieure. Cette conséquence est plutôt rare.

 

De son côté, la chimiothérapie amène souvent une inflammation ou une infection de la muqueuse buccale.

Finalement, la chirurgie effectuée afin d’éliminer une tumeur cancéreuse peut défigurer un patient ou encore le priver de structures anatomiques essentielles pour se nourrir, parler et embrasser. La greffe osseuse ou la confection de prothèses dentaires ou faciales pour reconstruire la partie du corps qui a dû être enlevée peut s’avérer nécessaire. Certains patients opérés souffrent de fatigue, de faiblesse, d’étourdissements, de perte d’ouïe, de problèmes d’élocution, de difficultés à maintenir leur poids, de difficultés ou incapacité à avaler, de pertes de mémoire, ainsi que de dommages aux sinus.

Fort heureusement, de nombreux traitements incluant des médicaments à appliquer ou à prendre en comprimés, ainsi que l’utilisation de technologies diverses, peuvent atténuer les conséquences de la radiothérapie et de la chimiothérapie dans le cas de cancers buccaux.

Systèmes optiques de dépistage de cancers de la cavité buccale

Depuis maintenant une dizaine d’années, de nouveaux appareils sont disponibles sur le marché afin que les dentistes puissent les utiliser dans leur pratique. Ces appareils fonctionnent avec des techniques optiques et permettent aux dentistes de détecter plus facilement certains cancers de la cavité buccale, surtout lorsque leur utilisation est combinée avec l’examen oral visuel et tactile lors de visites de routine. Les trois systèmes principaux sont le VELscope®, la Vizilite® Plus et l’Identafi®. Plusieurs autres systèmes existent également sur le marché, à nommer le Microlux™/DL, l’Orascopic DK™ et le Sapphire™ Plus. L’utilisation de ces appareils optiques est encore controversée au Canada, car il n’existe aucune preuve qu’ils peuvent sauver des vies s’ils sont utilisés de façon routinière dans les cabinets dentaires, malgré ce que véhiculent les fabricants de ces appareils.

Le but original de ces appareils optiques était de permettre au dentiste de détecter très précocement une lésion cancéreuse au niveau de la muqueuse buccale et ainsi aider à réduire le taux de mortalité du cancer buccal qui n’a pas diminué de façon significative depuis des décennies. Par contre, l’expérience a démontré que ces appareils font potentiellement plus de torts qu’ils sont efficaces comparé à un examen visuel conventionnel. Ces torts incluent :

  • de faux positifs et par conséquent, un nombre très élevé de faux diagnostics;
  • des biopsies effectuées inutilement à la suite de la détection d’une anomalie buccodentaire bénigne dans la bouche;
  • du stress, de l’anxiété et de la peur chez le patient en attente de confirmation d’un diagnostic;
  • des contraintes financières pour le patient, dans la situation où il ne possède pas d’assurances dentaires et qu’il paie de sa poche des tests plus poussés au cabinet dentaire.

En 2013, l’Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé a répertorié 13 études sur le VELscope®, la ViziLite® Plus et l’Identafi®. La conclusion fut que les données de ces études ne sont pas suffisantes pour recommander l’utilisation de ces outils pour la détection du cancer buccal dans la population générale ou les individus qui ont un risque faible de développer un tel cancer. Par contre, ces mêmes études stipulent que ces outils optiques pourraient bien complémenter un examen visuel conventionnel chez des patients qui ont déjà souffert d’un cancer buccal, sans toutefois le remplacer. Avoir recours à cet appareil est d’ailleurs fortement recommandé à tous les six mois pour les fumeurs qui sont beaucoup plus à risque de développer un cancer de la cavité buccale que les non-fumeurs, en même temps qu’un examen visuel et tactile conventionnel. Dans tous les cas, aucun renseignement sur la rentabilité financière de ces outils n’a été trouvé dans ces études.

Maintenant, l’utilisation des différentes technologies optiques en dentisterie est de plus en plus répandue, malgré la controverse les entourant, si bien que plusieurs dentistes l’ont intégré à leur examen de la bouche lors des rendez-vous de routine sans frais supplémentaires dans la plupart des cas.

Ces trois appareils optiques sont présentés ci-dessous afin de donner un aperçu de la technologie qu’ils emploient et ce qu’ils peuvent fournir au professionnel de la santé qui s’en sert. Un avantage commun de tous ces outils est leur petite taille qui permet au dentiste de les manipuler d’une seule main. Ils sont donc faciles à utiliser et augmentent la rapidité à laquelle le professionnel de la santé peut effectuer un examen visuel approfondi de la bouche et des tissus qui la composent afin de détecter des tissus anormaux (lésions, tumeurs, excroissances) encore invisibles à l’œil nu. Typiquement, il ne faut que quelques minutes pour faire une inspection minutieuse de la bouche avec ces appareils.

Qu’est-ce que le VELscope®?

Le VELscope®, soit le Visually Enhanced Lesion Scope (ou encore le détecteur de lésion visuel amélioré, traduction libre), a fait son apparition sur le marché dans la deuxième moitié des années 2000. Son utilisation est supportée par l’Association dentaire canadienne (ADC).

Son principe de base est simple : une lumière fluorescente bleue est émise par l’appareil. Le dentiste s’en sert pour éclairer l’intérieur de la bouche d’un patient après avoir tamisé la lumière incandescente (normale) ambiante.

Sous cette lumière spéciale, les tissus sains de la bouche apparaissent fluorescents, tandis que lestissus malades (qu’ils soient affectés par du lichen plan buccal, des ulcères bénins, des tissus précancéreux, des tumeurs cancéreuses, etc.) sur la surface de la muqueuse buccale et même sous sa surface apparaissent plus foncés sous cette lumière bleue, car ils ont la propriété d’absorber la lumière fluorescente.

Avantages du VELscope®

Les avantages du VELscope® sont multiples.

Tout d’abord, il ne requiert aucun colorant préalablement appliqué dans la bouche et il n’implique pas d’effectuer une procédure de test prolongée.

Le patient ne ressent aucun inconfort ni douleurdurant un examen effectué avec le VELscope®, sa technologie est très sécuritaire et ne peut endommager les tissus de la bouche, ni ceux du visage, après avoir pris les précautions nécessaires au préalable (ex : utilisation de lunettes pour protéger les yeux de la lumière bleue émanant de l’appareil).

Qu’est-ce que la ViziLite® Plus?

La technologie derrière la ViziLite® Plus pour diagnostiquer un cancer buccal est assez récente et repose sur le même principe que certains examens effectués en gynécologie.

Le patient est d’abord appelé à se rincer la bouche avec de l’acide acétique 1%. Une lampe chimioluminescente spéciale, la ViziLite® Plus, est ensuite utilisée pour faire un examen visuel. Les lésions « suspectes » apparaissent alors blanches et ternes, indépendamment que ces lésions soient des tissus kératinisés non cancéreux, inflammés, malins ou potentiellement malins.

Lorsqu’une lésion est détectée, le dentiste peut frotter un peu d’acide acétique supplémentaire autour de la lésion et un colorant appelé TBlue est ensuite appliqué afin d’examiner la lésion encore plus attentivement.

La ViziLite® Plus, tout comme les autres outils utilisant des technologies optiques, vient complémenter l’examen visuel de la bouche conventionnel et ne le remplace pas. Le dentiste doit toujours se fier à des signes cliniques afin de déterminer si une biopsie s’avère nécessaire ou non, peu importe la méthode employée pour détecter les lésions dans la cavité orale d’un patient.

Qu’est-ce que l’Identafi®?

L’Identafi® fonctionne sous les principes de fluorescence optique et de réflectivité sur certains tissus du corps humain. Ce qui distingue l’Identafi® des autres technologies est l’utilisation de trois longueurs d’onde distinctes, ce qui permet de déceler différents types de lésions et même des variations dans le système vasculaire des tissus qui peuvent donner des indices supplémentaires au professionnel de la santé qui utilise l’Identafi® sur le type de lésion découverte dans la bouche d’un patient.

Une lumière émettant dans les longueurs d’onde du violet, du blanc et du vert jaune est utilisée pour ausculter l’intérieur de la bouche. Les changements biochimiques des tissus sont observés par la fluorescence, tandis que les changements morphologiques de ces mêmes tissus sont visibles par la réflectivité. À titre de comparaison, les examens visuels conventionnels sont menés sous une lumière blanche concentrée, ce qui limite les capacités de diagnostic du dentiste.

Afin de bénéficier d’informations visuelles supplémentaires, les lumières de la pièce doivent être tamisées. Le patient et le dentiste doivent porter des lunettes protectrices. Lorsque la lumière violette est utilisée, cette dernière vient rehausser la fluorescence naturelle des tissus normaux. Par conséquent, les tissus normaux apparaissent fluorescents, tandis que les autres tissus absorberont la lumière et seront perçus comme plus foncés.

La lumière vert jaune permet d’améliorer les propriétés de réflectivité des tissus normaux afin que le professionnel de la santé puisse voir une différence dans le système vasculaire des tissus normaux (système vasculaire bien défini) et anormaux (système vasculaire plutôt diffus).

Une lésion suspecte détectée durant l’utilisation d’Identafi® n’est pas nécessairement une lésion précancéreuse ou cancéreuse, mais elle requiert tout de même d’être surveillée étroitement. Le dentiste peut recommander de refaire le test quelques semaines plus tard pour savoir si la lésion s’est résorbée ou non et opter pour d’autres tests plus poussés qui pourront confirmer la nature du tissu malade au-delà de cette période de temps si la lésion perdure.

Avantages d’Identafi®

Étant donné qu’Identafi® utilise une lumière pouvant émettre dans trois longueurs d’onde différentes, un plus grand nombre d’informations au sujet d’un tissu anormal détecté peut être recueilli. Cette technologie permet au dentiste ou à tout autre professionnel de la santé qui manipule l’Identafi® de minimiser les biopsies qui sont effectuées seulement lorsqu’il suspecte des tissus anormaux qui ont la signature d’une lésion précancéreuse ou cancéreuse selon toutes ces informations.

L’appareil comprend un miroir qui permet d’observer des régions difficiles d’accès plus facilement, telles que sous la langue, le palais mou, le palais dur, ainsi que l’arrière du pharynx.

Aucune solution ni aucun colorant n’est nécessaire pour utiliser l’Identafi®, ce qui rend l’outil plus pratique pour le professionnel de la santé et plus confortable pour le patient.

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